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Un cri dans la nuit

22 février 2014

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J’ai longtemps hésité. Avant de me lancer.

Mon comportement sur ce blog est le reflet de ce que j’ai fait toute ma vie. J’apparais et je disparais. Je suis là, trois petits tours et puis s’en va.

En fait, j’ai souvent eu l’impression que je devais m’excuser d’exister.

Arrivée un peu trop tôt, je sais pourtant que j’ai été désirée. A peine le temps de se remettre de son accouchement, que déjà, elle m’attendait, moi, son deuxième enfant.

Un été, j’ai lu un bouquin de psycho-généalogie. J’ai alors voulu savoir dans quelles circonstances j’étais née.

« Alphonse, je ne sais plus. Je suis désolée.»

Très angoissée, elle s’est alors plongée dans nos albums de famille. Sa plus grande peur, c’était de nous oublier.

A chacun de ses souvenirs évaporés, sentir une part de soi s’effacer. Mettre ce sentiment de côté. Avancer. Rigoler. Aimer. Se marier. Surtout ne pas tomber. Dans tous les cas, se relever.

L’aider.

Son état s’est beaucoup dégradé.

Aujourd’hui, il lui faut parfois un moment pour se rappeler qui je suis.

Coincée dans un monde lointain. Difficile, pour elle, de parler. Le docteur a dit qu’il fallait lui tenir la main.

Etouffer ses pleurs, cacher son chagrin, se réveiller dans la nuit avec cette envie de hurler Mummy, je t’en supplie, reviens. Prépare-moi des tartines le matin et des pommes râpées quand je ne me sens pas bien. Viens, on va faire les magasins !

Parfois, elle sort de son silence, me sourit et, comme pour me rassurer, me dit: « tu es une belle personne, Alphie. »

Je crois que malgré les ravages de la maladie, elle a compris.

Combien je suis dévastée, même si j’essaie tant bien que mal de me protéger. Que même si je ne peux pas tout le temps être à ses côtés, elle est ma vie.

Qu’il faut que je cesse de me faire du mal en pensant que je suis une mauvaise fille.

184 Commentaires leave one →
  1. Sarah M permalink
    22 février 2014 22:53

    Qu’est ce que je peux dire? Ce texte me touche beaucoup. Je ne te connais pas mais je te lis depuis pas mal de temps déjà. Cette maladie a fait des ravages dans ma famille, la vie n’est pas facile et commencer à perdre ses parents/grands parents est horrible. Je t’embrasse et te souhaite beaucoup de courage, tu en es capable.

    • 23 février 2014 12:07

      Merci beaucoup Sarah. C’est très difficile, en effet. Pour la famille, bien sûr… Mais je crois que finalement, le plus important pour moi, c’est qu’elle ne souffre pas.

      • Sarah M permalink
        25 février 2014 19:00

        Dans ma famille on dit que l’important c’est qu’ils soient heureux :)

  2. 22 février 2014 22:56

    très émouvant….jolie déclaration d’amour….

  3. 22 février 2014 23:08

    Non tu n’es pas une mauvaise fille. On culpabilise toujours de ne pas en avoir assez fait pour elle, mais la vie c’est aussi prendre son envol et créer soi-même si on le souhaite. Tu vis un moment difficile et qui dure trop. Je suis désolée que tu le vives si jeune. Tu as eu raison de déposer cette angoisse ici. Les gens qui commentent sont bienveillants et vont te soutenir. Je t’embrasse.

    • 23 février 2014 12:12

      Merci Laurence <3 La culpabilité… Oui. Même si je sais qu'il est important de se préserver et d'avancer dans sa propre vie. J'avais peur d'en parler ici, mais je ne pouvais plus continuer comme si de rien n'était. Les commentaires que je reçois me bouleversent, mais me font un bien fou.

  4. Nath_la permalink
    22 février 2014 23:10

    Toi tu sais rendre les yeux humides. De rire ou d’émotion…

    • 23 février 2014 12:13

      Ce billet a été le plus facile à écrire, mais de loin le plus compliqué à publier. (Je n’égalerai jamais ton humour!)

  5. 22 février 2014 23:16

    tu as tellement l’air d’être une belle personne, Alphie … Courage

  6. 22 février 2014 23:18

    Je suis désolée…c’est si dur, je sais ce que c’est, comme un deuil anticipé, à chaque rencontre…Je suis vraiment désolée de ce que tu vis…

    • 23 février 2014 12:15

      C’est exactement ça. Faire le deuil d’une personne encore en vie est étrange et compliqué. Merci Ginylle.

  7. 22 février 2014 23:19

    Je découvre ton blog et ton texte est bouleversant, c’est très émouvant ..

  8. 22 février 2014 23:49

    Je comprends mieux pourquoi tu es venue commenter sur le texte de ma maman… La tienne est toujours vivante mais elle est n’est plus vraiment là et je t’admire de faire face à la cruauté de cette vie qui te l’enlève par petits bouts. Je te fais plein de bisous, même si c’est dérisoire. Prends soin de toi et utilise les épaules qui s’offrent à toi, on en a jamais assez pour arriver à tenir debout.

    • 23 février 2014 12:17

      Je ne pouvais pas rester insensible à ton histoire. Oui, la mienne est encore en vie et je mesure ma chance, finalement. Je reçois tes bisous avec plaisir, car même virtuels, ils me font du bien.

  9. 23 février 2014 00:03

    C’est une maladie terrible…. Etre vivant mais ne plus être soi, par moments, est-ce vraiment vivre… ? Ta maman semble rester parfois celle qu’elle était, je vous souhaite à toutes les 2 le plus possible de ces moments…. Pense que si tu demande quelle fille tu es ou a été, ta maman doit se demander ce qu’elle te laisse en tant que mère. Je suppose que ni l’une ni l’autre ne voulez vous faire culpabiliser, c’est que ça n’a pas lieu d’être…
    Je te fais des bisous, et tu passes quand tu veux recharger tes batteries en ondes positives, on est là <3

    • 23 février 2014 12:21

      Merci Audrey <3 C'est une maladie terrible, oui. Mais même absente, ma mère est restée telle qu'elle a toujours été. Douce et bienveillante. Ce qu'elle me laisse en tant que mère? Je n'ai jamais douté de son amour. Elle m'a laissée me développer sans jamais me juger. Je lui dois ce que je suis.

  10. Cécile permalink
    23 février 2014 00:07

    Très émue par ce texte, je connais bien, un membre de ma famille. La preuve que tu es une belle personne c’est que nous sommes tellement a trépigner de te voir à nouveau sur ce blog, tellement à être ravies quand tu publies un texte a ta sauce, toujours très drôle et toujours humble, le faite que tu sois belle physiquement ne gâche rien. Je ne viens jamais à Londres sans me dire "tiens j’aimerai trop tomber sur Alphonse !" Je t’envoi pleins de bonnes ondes. Bises. Cécile

    • 23 février 2014 12:23

      Merci Cécile. Je suis très touchée par ton mot. Vraiment. (Si tu me croises à Londres et que je ne suis ni coiffée, ni un poil maquillée, j’espère que tu ne m’en voudras pas si je te dis que je non non non vous devez faire erreur madame, je ne suis pas Alphonse :-D Bon et après on ira boire un verre de vin.)

      • Cécile permalink
        25 février 2014 19:06

        OUééééééééé !!! On ira boire du vin (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération) !!!

  11. 23 février 2014 00:08

    Mon Alphie que j’aime tant… Ne culpabilise pas, je suis sûre que tu fais tout du mieux possible ❤ même si elle n’est plus tout à fait là, ta maman sait que tu l’aimes et comprend, les mamans c’est comme ça et c’est fait pour ça, crois-moi ❤❤❤ je t’embrasse fort

    • 23 février 2014 12:24

      Venant de la part d’une maman, je ne pouvais pas être plus touchée. Merci Caroline <3

  12. 23 février 2014 00:26

    Je suis si touchée et tellement émue, Alphonse, merci de nous confier cette souffrance que j’ignorais… vous, toujours si joyeuse, pleine d’énergie, de vie, d’humour.
    La vie est si trompeuse, je vous imaginais insouciante, alors que vous viviez une épreuve terrible.
    Tomber…. se relever… et surtout ne pas culpabiliser, c’est le pire des poisons et vous n’en avez pas besoin, en plus de tout ce que vous viviez déjà.
    Si vous êtes la deuxième enfant, votre rôle est de veiller au bien être de la famille, alors, pensez y, sans vous oublier, bien sûr….
    De tout cœur avec vous

    • 23 février 2014 12:30

      Merci Elisabeth. Je vis une épreuve difficile, il est vrai, mais la vie continue. C’est drôle, ce que vous dites à propos de mon rôle en tant que deuxième enfant… Ma famille se repose beaucoup sur moi, il est vrai, et ce n’est pas toujours facile. J’ai lu un livre récemment et souligné la phrase suivante : "cette façon de vouloir paraître si forte quand je suis si fragile, qu’on finit sans doute par me croire." J’ai eu l’impression que l’auteur parlait de moi.

      • 23 février 2014 22:56

        Si cette phrase a résonné en vous, c’est qu’elle vous décrit.
        Veiller au bien-être de la famille, ne signifie pas se sacrifier et s’oublier… plus vous penserez à vous, pour aller le mieux possible, mieux vous les aiderez.
        Tout commence par soi, Alphonse…
        Courage dans votre épreuve, je vous embrasse

  13. ceciblues permalink
    23 février 2014 01:54

    Je ne sais que dire, trop plein d’émotions alors:
    Big Hug
    Sois forte et continue d’être cette belle personne.

  14. Zout permalink
    23 février 2014 02:02

    <3 tu es vraiment une belle personne Alphonse

  15. Valou permalink
    23 février 2014 02:25

    Chère Alphonse,

    Lectrice (assidue) dans l’ombre, c’est peut être le moment pour me manifester et t’apporter un peu de soutien, même s’il n’est que virtuel et que nous ne nous connaissons pas.
    Ne te reproche rien, ta maman sait…Une maman sait toujours. Pas besoin de mots, pas besoin de preuves, tout est au plus profond de vous. Tu es une part d’elle, elle est une part de toi pour toujours et à jamais, peut importe son état…Si tu n’es pas à ses côtés physiquement à chaque seconde, la connexion est permanente et éternelle. Tu n’es pas une mauvaise fille, tu est SA fille, son bébé, son amour, sa joie, sa fierté, son héritage.
    Courage à tous les tiens et à toi petite Alphonse.
    Avec tout mon soutien

    • 23 février 2014 12:32

      Bon ben voilà. Tu m’as fait pleurer. Merci pour ton mot, Valou. Le virtuel a du bon. La preuve!

  16. 23 février 2014 06:24

    "L’homme souffre si profondément qu’il a dû inventer le rire »; je comprends mieux maintenant ta gaieté nietzschéenne…. Bon courage: ton texte est si touchant.

  17. 23 février 2014 07:31

    Tiens bon.

  18. 23 février 2014 09:40

    Dimanche matin, je te lis et ma gorge se sert. je ne te connais pas, j’ai découvert ton blog si joyeux et c’est un plaisir que de partager ta joie et ton sourire. Je sens que tu es une personne lumineuse, une belle personne. Se souvenir de ça pour rester forte, pour toi, ta famille, pour affronter les moments difficiles de la vie. De Paris, mes pensées t’accompagnent. Tiens bon…

    • 23 février 2014 09:41

      se serre… oups

      • 23 février 2014 12:48

        Merci beaucoup! Mon blog est un espace où j’aime bien rigoler, raconter mes anecdotes, mes débilités. Plaisir amplifié quand je peux échanger avec vous, qui commentez! (Tu sais bien que je ne tolère pas les fautes d’orthographe. Mais tu t’es corrigée. Alors ça ira. POUR CETTE FOIS :-))

  19. 23 février 2014 10:08

    Là, maintenant tout de suite, je te serrerais bien dans mes bras. Je t’embrasse à distance…

  20. 23 février 2014 10:43

    Ma chère Alphonse ta déclaration me touche énormément. Je ne peux que te comprendre. Même si mon papa ne souffre pas de la même maladie, il est également atteint d’une maladie incurable. Un vrai parkinson à 47 ans. plus d’une dizaine d’années qu’il se bat. Depuis 2 ans il ne peut plus rien faire, il est "ON" 1h le matin, le reste de la journée il est "OFF" c’est comme cela que l’on dit. Il se paralyse, et c’est un grand gaillard je te laisse l’imaginer piétiner. On a gardé avec ma maman le secret des années comme il nous l’a demandé. Mais comme toute putain de maladie neurologique il y a des joyeusetés. Il change de caractère, ne s’intéresse à plus rien, est agressif. etc. Je me demande souvent où est passé mon papa celui avec qui je courrais dans la rue, je riais. Parce qu’est e qu’on riait! Aujourd’hui son visage est figé, ses yeux turquoise éteints. Il n’arrive presque plus à parler. Le 1er avril ul se fait opérer, 13h d’attente. On va lui mettre des électrodes avec un stimulateur pour envoyer la dopamine. C’est une operation hyper risquée. Tout d’abord risque d’arret cardiaque, hemoragies, rejet (comme une greffe), mais surtout un enorme risque infectieux. Surtout qu’il y a une seconde operation une semaine apres. Ton angoisse et ta culpabilité je les comprends même si on ne peut jamais vraiment comprendre car smchaque situation est différente et qu’il faut le vivre pour comprendre. Je compte les jours, je n’arrive pas à lui dire ce que je ressens, que je l’aime mais il le sait. Je vois ces 2 mois d’hospitalisation en soins intensifs, ce risque que ca ne fonctionne pas, on en guerit pas, cest juste un espoir qu’il soit moins bloqué mais on ne sait pas e que ca va donner. Il n’y a que ma mere et moi, elle se repose enormement sur moi. Je culpabilise dès que je pars le we sur paris. Mais en meme temps cest ma bulle d’air. J’ai presque 25 ans, je suis en plantage total niveau etudes parce quil m’est umpossible de me concentrer! Surtout que mes exams commencent le 24 mars jusqu’au 10 avril! ca va etre gai! Mais qu’est ce que je m’en fous! rien n’est plus important que la famille. J’espere que ca se passera bien et si oui, je rejoindrai enfin mon fiancé à la rentrée. Il m’aura fallu 6 ans, 6 ans à comprendre que mon rôle est presque fini que je dois vivre ma vie de femme. On est fusionnels avec mon papa c’est vers lui que je me tourne quand ca va vraiment pas. Avec ma mamen nous sommes un pilier l’une pour l’autre. Nombre de fois j’ai envie de hurler pourquoi, et de pleurer, car avec mon accident je pensais que l’on avait eu notre dose! la vie m’ecoeure elle est injuste. Mais je garde tjs l’espoir qu’un jour tout s’arrange! Ma chère Alphonse même si nous ne nous verrons peut être jamais, même si je ne connaitrai jamais ton prenom, sache que je t’aime très fort, et que si un jour tu as besoin de quoi que ce soit je suis là. Ta maman est fière de toi, et t’aime de tout son coeur, au fond d’elle dans son âme. Tu es une bonne fille n’en doute jamais! Espère c’est ce qui fait tenir! Et hurle parce que ça libère même si c’est dans ta tête. Je t’embrasse de tout mon coeur.

    • 23 février 2014 12:57

      Ma chère petite Anne-Sophie. Je te remercie pour ton mot et comprends parfaitement ce que tu ressens. Ta douleur, tes peurs, ta culpabilité. Mais si je peux te donner un conseil, c’est de te préserver. Je sais que c’est difficile et qu’on a l’impression que protection = égoïsme. Mais c’est faux. Tu es jeune, il est important que tu te construises, que tu sois heureuse. Dis-toi bien que c’est ce que ton papa veut pour toi. Moi non plus je n’ai jamais réussi à dire à ma mère que je l’aimais. Mais finalement, ce ne sont que des mots. Tu lui donnes des preuves de ton amour, c’est ce qui compte. Je t’embrasse très fort!

  21. La fée Cloclo permalink
    23 février 2014 11:46

    Alphonse, ton billet est très touchant <3

    Nul doute possible: tu es une fille comme tes parents ont du en rêver.
    Ta mère sait à quel point tu l'aimes et que tu seras toujours là pour elle.

    Je te souhaite plein de courage et t'embrasse.

    • 23 février 2014 12:58

      Merci Cloclo! Toute cette gentillesse dans ces commentaires… Pfffiou ça fait du bien!

  22. Élodie permalink
    23 février 2014 11:46

    Chère Alphonse , j’ai eu beaucoup d’émotions en te lisant
    Cela me fait penser un peu a ce que je vus avec la grand mère qui elle aussi ne nous reconnaît plus
    Je ne te connais qu’au travers de ce que tu partages dans ton blog mais ce qui me vient c’est humaine , authentique… Et je dirai que tu es une belle personne, le seul fait que tu te poses autant de questions en est la preuve
    Gros bisous alphonse

    • 23 février 2014 13:02

      C’est très étrange quand un membre de sa famille, même si c’est l’espace d’un instant, ne sait plus trop qui on est… Ça me fait mal pour elle, parce que c’est ce qu’elle redoutait le plus. Merci beaucoup Elodie. Je ne m’attendais pas à autant de soutien. Tout vos mots sont si précieux!

  23. 23 février 2014 12:29

    Je t’envoie des tas de cœurs avec les doigts. C’est tout ce que je sais faire, dans ces moments-là, des cœurs avec les doigts. Je suis tellement désolée pour vous.

    • 23 février 2014 13:04

      Alors je te fais un coeur avec les dents. (Ton comm m’a fait sourire, quoi :-))

  24. 23 février 2014 13:33

    Alphonse, je dois t’avouer que je reste sans voix et j’ai les yeux humides, loin, très loin d’imaginer que tu vivais des moments si difficiles (c’est con hein?). C’est vrai qu’à chaque fois que je viens sur ton blog, je suis toujours à peu près certaine (non, disons totalement certaine) que je vais me marrer pendant 10 minutes, puis me lâcher pendant 10 autres minutes à écrire mes commentaires débiles. Au moins, toi, tu as le courage de parler de ta souffrance (et de l’écrire), contrairement à moi qui, quand je me prends une claque dans la gueule, fais l’autruche, disparais de la circulation pendant qqs temps, puis reviens une fois la cicatrisation commencée. Non, Alphonse, ne pense jamais, mais vraiment jamais, que tu es une mauvaise fille. Ta maman l’a toujours su, et aujourd’hui encore, à sa manière, elle le sait toujours et en est, j’en suis sûre, très fière. Me sentant totalement impuissante face à ce que tu traverses en ce moment, je ne peux que te dire que je pense à toi et que je t’embrasse fort (je sais, ça ne change rien pour toi, mais bon voilà…).

    • 23 février 2014 17:45

      Merci Bambou pour tes mots. Tu sais, on est tous impuissants face à cette situation… Mais détrompe-toi, je ne suis pas trop du genre à dire ce qui ne va pas. Quand on me pose la question, j’en parle 3 minutes et vite vite je passe à autre chose. Généralement, quand j’écris ici, c’est pour le plaisir. Ce billet répondait à un besoin.

  25. Côme permalink
    23 février 2014 14:20

    Quel texte magnifique!!!!! Comme je t’envie d’avoir vécu cette relation avec ta mère……. Et de la vivre d’une manière différente aujourd’hui avec toujours cet amour!
    J’ai une histoire très compliqué avec celle qui m’a mis au monde, relation sur laquelle je travaille toujours avec un psychologue aujourd’hui alors que je suis maman de 3 enfants.
    J’espère avoir donné suffisamment d’amour à mes trois petitous pour qu’un jour, ils aient les mêmes mots que les tiens……
    Je suis émue aux larmes………

    • 23 février 2014 17:48

      Ne pas reproduire ce qu’on a vécu avec ses enfants me semble être la chose la plus compliquée quand on est parent (enfin je n’en sais rien. Je ne fais que supposer.) Mais rien qu’en te lisant, il me paraît évident que tu leur donnes suffisamment (et même plus) d’amour, à tes 3 enfants.

  26. 23 février 2014 14:45

    Alphonse :( . Je suis émue, c’est beau. Tout cet amour et cette pudeur. Je ne trouves pas de mots qui pourraient te faire sentir mieux, mais je te fais un hug virtuel (oui, je me permets).

    • 23 février 2014 17:50

      Toutouille! Merci <3 Tu sais, le fait de l'avoir écrit + tous ces gentils commentaires que je lis (et qui me touchent d'autant plus que, vraiment, rien ne vous y oblige) font que je me sens beaucoup mieux.

  27. lolamax permalink
    23 février 2014 16:02

    Je suis tellement émue de lire tes mots, tes sentiments et le faite que tu les partagent, que j’en ai les larmes aux yeux! Je sais… Courage Alphonse! :-* <3

    • 23 février 2014 17:51

      Je sais que tu sais… J’avais dit que je n’en parlerais jamais. Bon ben voilà. Je t’embrasse

  28. Géraldine permalink
    23 février 2014 16:30

    chère Alphonse, je ne te connais pas, mais j’aime venir ici et rien que pour ça j’ai envie d’écrire un petit mot pour te soutenir.

  29. 23 février 2014 17:09

    J’ai vécu ces moments-là avec ma mère. C’est comme un bateau qui s’en va. Quand elle est morte, je n’ai pas vraiment réalisé. Elle était déjà partie depuis longtemps… et du coup, j’ai l’impression qu’elle est toujours là, dans son brouillard. Que te dire, Alphonse ? Ne fais pas comme moi. Pleure, ça fait du bien.
    Je t’embrasse.

    • 23 février 2014 17:55

      Stelda, merci. Pour ton mot, pour le conseil. Je crois comprendre ce que tu dis. Je suis désolée pour ta maman. Je t’embrasse aussi.

  30. 23 février 2014 18:37

    Un cœur et un bisou pour Alphonse.

  31. 23 février 2014 18:46

    Les maladies dites "dégénératives" (quel vilain mot!) sont les pires à vivre pour l’entourage. Enfin, je crois. Mon papa est mort récemment après une lente fin lamentable due à la maladie de Parkinson. Parfois, j’aurais vraiment préféré qu’il ne sois plus conscient de son état, lui, l’homme brillant et surdoué qu’il était. Et je comprends le verbe "se préserver". Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est même une belle forme d’amour. On vit pour faire honneur à celui ou celle qui souffre. Il ou elle nous a donné ce don de vivre, il faut l’assumer. Oui, tu sembles être quelqu’un de bien Alphonse, tout simplement par tes écrits ou vidéos. Tu partages ainsi de petits moments de vie et de bonheur. Bon courage.

    • 23 février 2014 20:04

      Merci beaucoup Coline! Je suis désolée pour ton papa. Les maladies, quelles qu’elles soient portent un vilain nom, je trouve. Voir quelqu’un qu’on aime perdre ses facultés et oui, un peu de sa dignité, est tellement triste (d’autant plus si la personne est consciente de son état.) Mais oui, comme tu dis, il faut assumer. Sombrer n’est certainement pas la solution. Certains ne le choisissent peut-être pas, mais ce n’est pas dans ma nature. Bon courage à toi!

  32. luisasi permalink
    23 février 2014 19:40

    Je te remercie Alphonse d’avoir eu assez confiance en nous,pour écrire ce billet… Moi,je trouve que tu es belle dehors et je ne crois pas me tromper en pensant que tu es belle dedans. Pour ta maman, je ne sais pas quoi te dire de mieux que tout ce que les autres t’ont dit…juste que je pense à toi. C’est quand même fou de penser à quelqu’un qu’ont ne connait pas dans la real life,non? :-)

    • 23 février 2014 20:07

      Oh là là, ne me remercie pas! C’est moi qui vous remercie d’être là :-) Alors merci pour ton mot! Ca me touche beaucoup.

  33. 23 février 2014 19:59

    Voir la relation enfant-parent s’inverser doit exiger un courage démesuré… Perdre sa maman, que ce soit lentement, à tous petits pas, ou brutalement, doit être l’épreuve la plus difficile… Je la redoute, ô combien….

    Je suis certaine que ta maman sait que tu l’aimes, que tu es là pour elle, ses sourires te le disent.

    Essaye (comme si c’était simple !!) d’être bienveillante envers toi. Je te souffle de la douceur pour apaiser ton cœur et une énorme dose de courage. Pensées pour ta maman et toi….

    • 23 février 2014 20:10

      Oh merci c’est tellement gentil! C’est très étrange de voir les rôles s’inverser, en effet. Mais comme pour tout, on finit par s’y habituer. Et puis elle a pris soin de nous toute sa vie, à nous, maintenant de nous occuper d’elle (comme on peut, avec ce qu’on a).

  34. 23 février 2014 20:04

    J’ai versé une petite larme, parce que je comprends bien ce que tu évoques mais surtout parce que ça me rend triste de te savoir tristounette. Tu as raison, il ne faut surtout pas culpabiliser, surtout pas.
    Sache que je pense à toi et que je t’envoie tout mon courage.
    Et mes bécots évidemment. :)
    Célestine

    • 23 février 2014 20:14

      Tu sais, ça fait des années que ça dure. Heureusement pour moi , je n’y pense pas tout le temps. La vie continue, quoi! Mais il y a des moments où, oui, ça fait super mal et je crois que j’avais vraiment besoin d’en parler ici. Merci Célestine, plein de bécots (je ne m’en lasse pas) à toi! (And don’t forget Lily Lolo. I’m au taquet!)

  35. 23 février 2014 20:27

    J’ai aussi envie de hurler "reviens !", alors ton billet m’a prise aux tripes, même si les circonstances sont bien différentes. (Enfin, même sans ça, il m’aurait émue)
    Je pense que si tu étais une mauvaise fille, tu ne te demanderais pas si tu l’es, tu ferais ta vie sans te torturer avec ça.
    Des bisous et plein de coeurs avec les mains <3

    • 24 février 2014 15:06

      Anna, faisons attention, les gens qui nous lisent vont finir par croire qu’on a un coeur. Je ne sais pas ce qui t’arrive, mais moi aussi je te fais des bisous et des coeurs avec les mains <3

      • 24 février 2014 20:36

        Alphonse, pour l’amour du ciel, qui oserait proférer une telle insulte ?! C’est une chose que nul ne saurait souhaiter, même à son pire ennemi !

  36. lolo permalink
    23 février 2014 20:39

    Hey Alphonse, comme nos amis British le disent si bien, keep calm and carry on, les relations mère-fille sont si fortes et aussi compliquées parfois alors si la maladie s’en mêle…. moi la mienne n’accepte pas mon nouveau compagnon et c’est dur de vouloir être heureuse en sachant qu’elle n’est pas d’accord mais comme tu le dis, il faut savoir vivre pour soi aussi … je sais que ce que je raconte n’est pas aussi grave mais juste pour te dire que je comprend la culpabilité que l’on peut ressentir vis à vis de ses parents. Je t’envoie plein de bonnes ondes et du courage.
    Bises
    Lolo

    • 24 février 2014 15:08

      Merci Lolo! Si ça peut te rassurer, je crois que mon père a détesté tous mes mecs (sauf Gérard) – remarques blessantes à l’appui, bien évidemment. Bref, je comprends bien ce que tu dis, mais si tu es bien avec ton copain, c’est le plus important!

  37. Tiphaine permalink
    23 février 2014 20:45

    Courage Alphonse ..

    On vit la même chose avec ma grand-mère. Je vois bien que le plus difficile pour ma maman c’est de voir sa mère disparaître un peu tous les jours… pour ma grand-mère aussi c’est difficile, les jours où ça va et où elle se rend compte de sa maladie..

    Être là, essayer de partager encore de bons moments, malgré les soucis de la maladie .. C’est dur mais il faut s’accrocher, resserrer les liens

    Courage Alphonse
    Merci pour tes billets, ta spontanéité et ta fraîcheur

    • 24 février 2014 15:11

      Merci à toi Tiphaine! Comme je la comprends, ta maman! A chaque fois, avant de voir la mienne, je me dis "ok, c’est bon, j’ai accepté." Et puis en fait, non.

  38. Rose Bourbon permalink
    23 février 2014 20:48

    Alphonse,
    Hier, j’ai passé une après-midi en tête à tête avec ma mère, pleine de complicité et de partage. Ton billet m’a émue aux larmes et me fait mesurer à quel point ces moments sont précieux. Je te souhaite beaucoup de force, de courage, de petits moments volés à la maladie, de tendresse et d’amour. <3

    • 24 février 2014 15:12

      Merci beaucoup! Quelle chance tu as! Profite profite profite! Je ne m’en rendais pas compte, moi. Jamais je n’aurais imaginé ce qui allait arriver.

  39. Sophievertigo permalink
    23 février 2014 21:14

    Ton texte m’a beaucoup émue, pudique et bouleversant à la fois. Je connais cette maladie et ce deuil anticipé d’une certaine partie de l’autre et de soi, pas sans douleur, ni culpabilité. Comme tu le dis très justement, parfois peuvent survenir des moments de connexion parmi tout ce flou, cette absence, et ça aide à supporter cette terrible maladie.
    Bien sûr que tu n’es pas une mauvaise fille, tu parles de ta Mummy avec tant d’amour ! <3

    • 24 février 2014 15:15

      Merci beaucoup Sophie. C’est rassurant de savoir qu’on n’est pas seuls à éprouver ces sentiments parfois difficiles à gérer. La culpabilité… et la peur, aussi (quand on me dit que je lui ressemble de plus en plus) qu’il m’arrive la même chose.

  40. delphineserafin523 permalink
    23 février 2014 21:31

    Que d’émotion en te lisant. J’ai déjà un de mes parents qui est parti et ma mamie est encore là sans être là, je n’ai pas le courage d’aller la voir de peur d’être trop effondrée face à cette situation déstabilisante.
    Les épreuves font aussi partie de nos vies et je te trouve très forte d’affronter la situation et surtout d’être là.
    Plein de bisous mon Alphie

    • 24 février 2014 15:18

      Merci ma Fifi! Je comprends ta peur. Vraiment. C’est très déstabilisant. Un pilier qui s’effondre. Il me faut parfois plusieurs jours pour m’en remettre. Mais concernant ta grand-mère, même si c’est difficile… il n’y a rien de pire que les regrets, tu sais. Je t’embrasse <3

  41. 23 février 2014 21:47

    Oh, Alphonse… des <3 pour toi, qui me fait tellement rire, et dont j'entraperçois aujourd'hui une autre facette, des <3 pour ta mummy…

    Je lis ton billet en ré-écoutant "la chanson des vieux cons" de Vanessa Paradis, écrite par Biolay… bon, on adore ou on déteste, je ne sais pas dans quelle catégorie tu te situes, moi cette chanson me bouleverse, précisément parce qu'elle capture je trouve l'impermanence des choses, la vie qui s'enfuit, ce qui en fait à la fois la beauté et la tristesse, et ce qui est commun à tous les humains, mais malheureusement, cette fucking life s'enfuit parfois plus vite chez certains, avec leurs souvenirs qui se font la malle…

    • 24 février 2014 15:28

      J’adore Vanessa Paradis, donc tout va bien :-) La vie qui s’enfuit… Et Annie Girardot qui disait à peu près ceci : "mes enfants, mes amis. Je vous aime, mais je vous quitte un peu." C’est tout le drame de cette maladie. Merci pour tes mots si justes.

  42. Seleiah permalink
    23 février 2014 21:53

    … Je ne sais quoi dire… Je comprends juste ô combien ce doit être douloureux… Je connais si bien cette douleur omniprésente du temps qui s échappe, de la peur.. Et cette culpabilité, de ne pas faire assez, assez bien, d être un peu trop loin parfois..
    Je te souhaite beaucoup de courage et te souhaite de profiter un maximum du temps avec ta maman… Take care…

    • 24 février 2014 15:30

      Merci beaucoup Seleiah. Il n’y a pas grand chose à dire, tu sais. Mais me laisser un petit mot c’est déjà beaucoup, ça fait du bien.

  43. happy-S permalink
    23 février 2014 22:03

    Touchée, piquée, coulée, les yeux embués..en te lisant.
    Non, Alphonse, tu n’es pas une mauvaise fille, bien au contraire, mais une belle personne avec une telle déclaration d’amour.
    La meilleur chose que tu puisses faire pour elle et de faire ta vie, de vivre intensément et d’être heureuse. Toutes les mamans souhaitent cela pour son enfant. Ce n’est pas la réussite matérielle mais plutôt la richesse humaine.
    En étant déjà là, en te livrant ainsi….tu fais preuve d’une grande générosité..et tu as beaucoup d’amour à donner.
    Beaucoup de bises.
    Sophie

    • 24 février 2014 15:32

      Merci beaucoup Sophie. Tu n’imagines pas combien vous lire me fait chaud au coeur. Les yeux embués de mon côté aussi. Mais de joie, cette fois-ci. Toutes ces personnes que je ne connais pas et qui m’offrent un peu de soutien, ça rend la vie jolie.

  44. 23 février 2014 22:06

    Hello Aphie,
    Merci pour ce billet… J’ai découvert ton blog il y a quelques mois et je reviens régulièrement me balader par ici, sûre à chaque fois me payer une barre de rire en découvrant tes dernières aventures !
    Je n’avais encore jamais commenté, mais aujourd’hui tu m’as émue aux larmes. Tes mots résonnent de sentiments que je connais bien – c’est tellement dur de voir sa maman disparaitre petit à petit. La mienne me manque alors que je la vois tous les jours. Elle est là sans l’être plus vraiment.
    Alors courage, pour continuer d’avancer, pour trouver le semblant d’équilibre qui te permettra de te protéger tout en étant là pour elle, pour trouver la force de la faire rire et sourire malgré tout.
    Courage Alphie, une pensée pour toi.

    • 24 février 2014 15:35

      Merci Ju. Je suis désolée pour toi, pour ta maman. Moi aussi, la mienne me manque. Terriblement. Je n’arrive plus à la faire rire, j’ai du mal à lui tenir la main, alors je lui fais des bisous et je vois que ça lui fait du bien. Courage, je suis de tout coeur avec toi <3

  45. JulietteThee permalink
    23 février 2014 23:03

    Je suis tellement désolée Alphonse, tellement désolée que cette maladie à la con existe !
    Moi c’est ma grand mère… Qui en ce moment reste assise sur une chaise toute la journée, sans rien faire, ignorante des gens qui passent, de ceux qui lui parlent, et qui dit tranquillement à mon grand père, cette chose terrible : "j’attends mon mari".
    Plein de pensées positives <3

    • 24 février 2014 15:39

      Dieu que ça doit être douloureux pour ton grand-père! Cette indifférence à ce qui les entoure, je connais bien. Mais on fait tout pour qu’elle soit baignée dans un environnement serein, pour qu’elle se sente entourée, que l’on soit présent ou pas. La musique l’apaise beaucoup. Les photos aussi. Merci Juliette <3

  46. 24 février 2014 01:18

    Quel bel hommage rendu à ta maman. Elle a de la chance de t’avoir (et je suis sûre qu’elle le sait ;) )

  47. La Groupie d'Alphonse permalink
    24 février 2014 09:09

    De retour de vacances au ski, je découvre 3 nouveaux posts d’Alphonse… chouette ! Et puis ce dernier, bouleversant… Que dire ? Je mesure le courage qu’il t’a fallu pour publier ce post, et la détresse que cela traduit. J’espère que les nombreux commentaires bienveillants t’apporteront un peu de soutien. J’ai vécu cela il y a quelques années avec ma grand-mère que j’adorais, j’étais jeune, je n’ai pas su comment le gérer et j’ai préféré faire mon deuil prématurément en considérant que ma grand-mère était partie, bien avant son enterrement. Un façon aussi de préserver son souvenir, je ne voulais pas garder en mémoire ces derniers moments où elle n’était que l’ombre d’elle même. Aujourd’hui je regrette de ne pas avoir été plus présente, je me sens un peu lâche… Alors même si c’est dur, tu as raison d’être là pour lui tenir la main, profiter de ces rares moments de lucidité, et lui rendre un peu l’amour qu’elle t’a donné. Tu sembles une personne forte et généreuse, je suis sûre que tu trouveras les ressources pour traverser cette épreuve. Bon courage à toi et à ta famille.

    • 24 février 2014 15:45

      J’avais très peur de le publier, ce billet. Parce que là, pour le coup, c’était vraiment intime et que j’ai du mal à me dévoiler vraiment. Mais ce billet, je l’ai comme vomi (pardon – la classe, toujours). Il fallait que ça sorte. Et je suis contente d’avoir pu appuyer sur le bouton "publier". Je lui tiens la main, mais je n’y arrive pas toujours, tu sais. Je comprends tes regrets, mais chacun fait comme il peut. C’est ce que j’essaie de me dire pour me rassurer. Je te remercie pour tes mots et prends tout le courage que l’on me souhaite car j’en ai bien besoin <3

  48. 24 février 2014 09:45

    Quelle belle personne tu es.. Je te fais un gros hug, parce que ça fait du bien <3

  49. Lisa permalink
    24 février 2014 09:46

    Je trouve que ton texte est très touchant, tu as cette façon d’écrire qui fait que nous vivons tes mots. Je vis la même chose avec une amie de la famille. C’est une maladie très difficile pour l’entourage et pour la personne lorsqu’elle s’en rend compte. Je te souhaite beaucoup de courage à toi et à ta famille. Passe le plus de moments possibles auprès d’elle, elle sait que tu es auprès d’elle.
    Encore bon courage.

    • 24 février 2014 15:56

      Merci Lisa! C’est très difficile pour l’entourage et encore plus lorsque la personne s’en rend compte. Oui, ça, c’est le pire, je crois. Je vais la voir ce week-end et tous vos mots m’accompagneront.

  50. 24 février 2014 09:55

    Ce post me touche beaucoup. Rien que de lire la manière dont tu en parle montre que tu n’es pas une mauvaise fille ;) ta maman le sait, car les mamans savent toujours…

    Quand le docteur te dis de lui prendre la main, je pense qu’il a raison. Parfois les silences en disent long tu sais… Ce n’est pas facile de perdre sa maman, c’est encore plus difficile de la perdre lorsqu’elle vit toujours. Rien ne peut remplacer une maman, alors garde les bons souvenirs, et soi là, à ses cotés, même si elle est loin, ça lui fait du bien!

    De tout coeur, courage Alphie!

    • 24 février 2014 16:00

      Les mamans savent toujours, c’est vrai. La mienne devinait tout, c’était impressionnant. Elle me manque et j’ai encore tellement besoin d’elle, si tu savais! Mais bon, c’est comme ça. Je sais que le docteur a raison. Et toi aussi. C’est tellement simple de prendre un main. Mais quand on a pas l’habitude, ce n’est pas toujours évident. Merci Muriel.

  51. 24 février 2014 09:59

    Une magnifique déclaration d’amour…

  52. 24 février 2014 10:18

    Waou Alphonse, je ne m’attendais pas du tout à ça en ce lundi matin. Bon courage dans ces moments difficiles, je pense fort à toi.

  53. 24 février 2014 10:26

    Bien sûr que non, tu n’es pas une mauvaise fille. Tu as, toi aussi, ta vie à mener, à remplir. Si elle le pouvait, je suis sûre qu’elle t’y encouragerait.
    Le grand écart est toujours douloureux. Toujours. <3

    • 24 février 2014 16:03

      Merci <3 Ce billet, tous ces mots… Je me suis souvenue qu'elle me disait "c'est normal, tu as ta vie." Je l'avais oublié. La blogothérapie, encore un truc dont on ne m'avait pas vanté les bienfaits :-)

  54. SophieLdn permalink
    24 février 2014 11:39

    Ohh.. <3 <3 <3
    Des bisous plein de courage et plein de force, et meme un gros calin virtuel. Ca fait toujours du bien, les calins. <3

  55. 24 février 2014 13:31

    Bonjour Alphonse,
    lectrice assez assidue depuis un moment
    je ne m’attendais pas à un article si personnel
    la photo est magnifique, ça vaut le coup d’être souligné (remarque elles sont souvent très belles tes photos)
    comme a dit Elisabeth, je crois, à force de vouloir se montrer forte, les gens finissent par y croire, ça résonne en moi ce truc là aussi….
    et puis c’est difficile (je trouve) de dire à ses parents qu’on les aime, comme parfois ça leur est difficile de nous dire qu’ils nous aiment…
    je mesure en grandissant la chance que j’ai d’avoir une famille en bonne santé…

    je te trouve très courageuse, ça ne doit pas être facile d’accompagner sa maman,
    courageuse aussi de te mettre comme ça, à poil devant nous, nous dire les choses alors qu’on ne se connait pas, c’est rare…
    je te souhaite encore et encore de garder et de cultiver ce courage que tu as
    je t’embrasse fort

    • 24 février 2014 16:12

      Pour tout te dire, je ne m’attendais pas non plus à un billet aussi personnel. Je m’étais promis de ne jamais rien dire. Parce que c’est très intime, mais aussi, parce que je voulais la préserver, la respecter, elle, si pudique. Mais en même temps, elle me disait toujours qu’elle m’admirait parce que je disais ce que je pensais. Alors je pense qu’aujourd’hui, elle aurait compris. Pas facile de dire à ses parents qu’on les aime. Je n’ai jamais réussi. Quant à la phrase que tu as relevée… On dirait bien qu’on est pareilles. Pas toujours facile, hein?Merci beaucoup, Mirabelle!

      • 25 février 2014 13:45

        je t’en prie Alphonse…
        oui, étonnant comme les gens se font de nous l’image qu’on en montre, comme cette image devient pour eux une réalité… sans comprendre que c’est une armure qu’on endosse (qu’on a construite mais qui nous entrave parfois), pas toujours facile, non…

  56. Claire permalink
    24 février 2014 13:32

    Magnifique hommage à ta maman, j’en ai les larmes aux yeux; les "amuseurs publics" cachent souvent de grandes blessures, tu ne fais pas exception à la règle..j’adorais déjà ton blog, je vais l’aimer encore plus. Je te souhaite du courage et t’envoie des ondes positives

    • 24 février 2014 16:13

      Quand j’ai découvert ton comm, je me suis mise à pleurer. Je le relis et… Merci, du fond du coeur, merci <3

  57. Caroline permalink
    24 février 2014 16:02

    Alphonse, voilà maintenant un sacré moment que je te lis et là, et bien les larmes viennent d’elles même de ne pas savoir comment te dire… Combien je comprends la souffrance qui est tienne depuis j’imagine la déclaration de la maladie. L’important est de savoir qu’elle vous a aimé, et qu’elle même soit aimée. La maladie est une garce qui ne laisse que peu de répit. Puissiez vous toi et les tiens trouver la force de surmonter Alzheimer ensemble, pour elle et l’héritage qu’elle laisse: sa famille et bien sûr toi, une bien belle personne effectivement.
    Avec toute mon affection.
    Caroline

    • 24 février 2014 16:29

      Merci ma chère Caroline. Tu sais, ce qui est vraiment chouette et qui m’émeut profondément, c’est que vous soyez là, aussi bien pour rigoler que dans les moments plus difficiles. Ma mère a tout donné pour ses enfants. Elle nous a aimés follement et inconditionnellement. Je me sens vraiment chanceuse. Oui, la maladie laisse peu de répit. Mais voyons le bon côté des choses. Je me suis beaucoup rapprochée de mon père, qui assure comme un chef. C’est dur, mais des liens de plus en plus forts se tissent pour et grâce à elle.

  58. syb1050 permalink
    24 février 2014 16:12

    Alphie, c’est si bouleversant de te lire aujourd’hui. Tu ES une belle personne, sensible, sensée, belle et terriblement drôle et c’est en grande partie grâce à elle.
    Essaie d’être sereine, ta maman n’a qu’un souhait, celui que ses enfants soient heureux.
    Je n’arrête pas de penser à toi, à cette maman qui t’échappe et moi qui ai tant de mal à aimer la mienne…
    Je te souhaite beaucoup de force et encore beaucoup de douceur à lui manifester puisque ça lui fait du bien. Accroche-toi bien à ton Gégé, il est là pour toi et nous aussi, tu peux compter sur nous.
    Plein de bises, S.

    • 24 février 2014 16:35

      Syb, ma douce Syb, merci <3 Ma mère était très bon public avec moi :-) Mon Gégé est là pour moi, comme toujours, mais lui aussi est très affecté (ils s'entendaient très bien, tous les deux. Le gendre parfait – très énervant). Ca me touche ce que tu dis pour ta maman… Pas facile les relations familiales… Je t'embrasse (je pense souvent à toi, tu sais. J'avais vraiment beaucoup aimé notre rencontre.)

      • syb1050 permalink
        24 février 2014 20:23

        Moi aussi j’y pense souvent (à refaire!). C’est dingue quand-même ce qui se passe sur les blogs ;-)
        Keep going Alphie, tu illumines nos journées et tu as une place dans mon coeur. Kissies.

  59. Isabelle permalink
    24 février 2014 17:39

    Lectrice assidue mais n’ayant jamais osé commenter, je me permets de sortir aujourd’hui de cette ombre bienveillante pour te dire combien ton histoire me touche, chère Alphie, et combien elle démontre ta générosité et ton humanité (que nous percevions déjà tous derrière la femme sublime et pourtant pleine d’auto-dérision que tu nous avais montrée jusqu’ici). Faire le deuil d’une personne aimée est sans doute impossible quand son odeur nous enveloppe à chaque visite, lorsque l’on guette les étincelles de lucidité derrière ce regard qui peine chaque jour davantage à nous reconnaître. Et que dire de cette douleur de l’absence chaque jour plus cruelle lorsqu’il s’agit de sa propre mère… Mes mots te sembleront bien creux en regard de ce que tu vis, mais sache que ton récit m’a bouleversée et que je pense très fort à toi, en espérant que tu ne cèderas pas aux sirènes si néfastes de la culpabilité. L’amour qui te lie à jamais à ta maman fait fi du temps et de la distance, j’en suis persuadée. Vis, aime, belle (dans tous les sens du terme!) Alphie.

    • 26 février 2014 17:17

      Isabelle, tes mots ne sont pas creux. Bien au contraire. Tout ce que je lis depuis quelques jours est tellement fort, tellement enveloppant! Cette "ombre bienveillante"… C’est si joliment dit. Rien que pour ça, je te remercie <3

  60. Aurel permalink
    24 février 2014 18:59

    Bonjour Alphonse,
    Premier commentaire sur ce blog que je suis avec plaisir depuisquelques temps maintenant. Juste pour vous dire que je vis a peut pres la meme chose (je vis en UK ma mere est egalement souffrante d une demence senile / Alzheimer le diagnostic n est pas encore clair) sauf que je suis fille unique et qu ‘elle est divorcee: du coup la culpabilite est la puissance 1000. Meme si j’ai beau me raisonner, que pour pouvoir m’occuper d’elle, je suis bien obligee de travailler (mon activite professionelle est forcement expatriee) puisque le temps que j’accepte et prenne conscience de sa maladie, elle avait dillapide tout son argent. Donc ma raison m’ordonne de ne pas culpabiliser mais mes sentiments m’y renvoie a chaque fois. J’ai encore beaucoup de mal a me dire que ce n ‘est pas ma faute si elle est dans cet etat, cependant j’ai encore la chance qu’elle me reconnaisse, mais pour combien de temps? J’essaie donc de rentrer le plus souvent qu’il m’est financierement possible. Difficile de ne pas etre envieuse de ceux qui profitent de leur parents, j’ai encore tellement besoin de ma maman je ne m’imaginais pas une seconde que cela pouvat arriver, Il faut apprendre a avoir une autre maman (la mienne a completement change, meme son vocabulaire est different) et cela ne facilite pas vraiment mes retours, chaque visite est un epreuve pour moi (j ai du la placer en maison de retaite, et de la voir parmis ces personnes, elle qui est jeune (70ans) c’est extremement culpabilisant, mais quel autre choix? En bref: je vous comprend tres bien. Il faut accepter, et profiter d’elles tant qu elle sont la. Je ne sais pas dans quel post precedent ou commentaire vous y aviez fait allusion, mais j’avais deja devine que nous vivions des moments semblables. Courage, Alphonse, et continuer votre blog!! (mon cheri a du mal a comprendre ma lecture des blogs tels que le votre mais la legerete parfois que c’est salvateur, et quand c’est fait avec le talent qui est le votre: j’en redemande). Je me permets des bises

    • 26 février 2014 17:26

      Chère Aurel, à moi de vous apporter un peu de réconfort. Si c’est possible. Bien sûr que son état, vous n’y êtes pour rien. C’est le cerveau. C’est comme ça. Je comprends votre culpabilité (je sais de quoi je parle, c’est ma grande spécialité), mais je vois sincèrement mal ce que vous pourriez faire de plus. Enfant unique de parents divorcés… Que de responsabilités! C’est très lourd à porter seule. La placer dans une maison de retraite a sans doute dû être une affreuse décision à prendre, mais pour certains, il n’y a malheureusement pas d’autre choix. Bref, pour vous dire que je suis de tout coeur avec vous. (Bon euh par contre, envoyez-moi votre mec que je lui donne une petite correction :-)) Beaucoup de courage et des bises à vous aussi (je me permets, mais c’est vous qui avez commencé!)

  61. Solenn permalink
    24 février 2014 22:13

    Ce sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas être digne d’Elle qui nous a tant donné. Essayer de se raisonner pour se préserver, mais toujours osciller entre culpabilité et lâcher prise. Ces moments ou elle est ´connectéé et elle éclipse alors le monde entier! Ce sont ceux la qui font le plus mal, ceux qui reveillent durement le manque, creusent un peu plus ce trou béant. Les vivre comme si c’était le dernier pour s’imprégner et graver ce regard, cette voix, cette étincelle au plus profond de l’être. Vouloir lui ressembler, en espérant avoir ne serait-ce que le quart de ses qualités. Alphonse t’es doutes sont la preuve que tu es une belle personne. Et si ta maman te le dit, tu peux la croire, n’est-elle pas celle qui te connaît le mieux?

    • 26 février 2014 17:33

      Merci Solenn pour ton doux message. Tu décris si bien la situation que je n’ai pas grand chose à ajouter. Les fois où elle "revient" sont les plus forts. Quand elle me dit de mettre des chaussures sinon je vais attraper froid aux pieds, par exemple. Quand elle reprend son rôle de maman, en somme.

  62. Lola permalink
    25 février 2014 09:25

    C’est tellement triste et tellement injuste. On se sent impuissants devant ces claques que nous fout la vie, n’est-ce pas?
    Mon père est à peu près dans la même situation mais au lieu de rester gentil et doux comme ta mère il est devenu amère et presque violent. Pour moi c’est des sentiments difficiles à gérer puisque quelques fois je réagis mal, je n’arrive pas à maitriser la situation et rester calme et sereine. Il n’a jamais été quelqu’un d’aimant ni très présent (boulot, boulot, boulot), mais il a été chouette quand il était là et avait bon caractère. Maintenant, il est fâché avec la vie et n’accepte vraiment pas sa situation. Étant fille unique tout se décharge sur moi et il a peu de moments agréables quand on est ensemble dont je voudrais me rappeler quand il parte… en fin, excuses-moi, mais c’est peut être cet écran "anonyme" et le récit de tes sentiments si touchants qui nous aident à voir qu’on n’est pas les seuls à vivre des moments qui ne devraient jamais exister et qui bouleversent une partie de notre quotidien.
    Je t’embrasse…
    Lola

    • 26 février 2014 17:45

      On se sent complètement impuissants. C’est compliqué. Au début, quand je n’avais pas encore conscience qu’elle était malade, je m’énervais. C’est seulement après que j’ai compris. Pour ton père, ça te prendra peut-être un peu de temps pour gérer. De bons moments, il y en aura. Parfois, il suffit de les chercher. Il se passera peut-être un tout petit truc, 3 fois rien, mais qui suffira à t’apaiser. J’en suis sûre. Et non, tu n’es pas seule. Merci pour ton mot. Je t’embrasse aussi!

  63. Noemie permalink
    25 février 2014 10:20

    On ne peut être qu’une très belle personne quand on écrit un si joli texte pour sa maman. J’ai perdu ma mamie, il y a un mois, j’étais la seule à être loin et à ne pas pouvoir me déplacer pour la voir, mais je l’appelais régulièrement avant qu’elle ne parte à l’hôpital et ensuite j’ai fait une vidéo (avec une visite virtuelle de notre futur maison et pleins de commentaires comme si on papotait en direct) que ma maman lui a fait voir à l’hôpital, j’envoyais des photos, c’était ma façon de garder le contact. Je n’ai pas de regrets, même si je n’ai pas pu aller la voir, j’ai toujours eu le sentiment d’être connectée à elle et qu’elle savait combien je pensais à elle. On peut être présente de bien des façons… :) On ne se connait pas, mais je t’envoie de gros bisous et plein de courage !!!

    • 26 février 2014 17:48

      Noemie, tu viens de me donner une idée. Une vidéo, bien sûr! Je n’y avais pas pensé! Je ne sais pas si elle comprendra, mais ça vaut le coup d’essayer! Merci <3

      • Bynoemie permalink
        26 février 2014 20:42

        Je suis ravie si ça peut t’aider :) L’avantage de la vidéo c’est qu’elle peut être vue et revue quand on en a besoin.

  64. 25 février 2014 10:32

    Tu as tellement d’humour (un humour sain) et de beauté en toi que tu ne peux pas être une mauvaise personne.
    Tu partages ça avec nous, cette chose qui est certainement l’une des pires qui puisse arriver, et ça prouve ta sensibilité.
    Nous ne somme pas infaillibles, il faut du courage dans la vie, surtout pour les gens qui aiment vivre avec légèreté (comme toi j’ai l’impression. Du moins, j’ai souvent l’impression que tu prends beaucoup de choses avec le sourire et avec humour :) ).

    Je suis de tout cœur avec toi et j’espère que le fait d’écrire ton état d’esprit t’aura apaisée.
    Je t’embrasse,

    Manon

    • 26 février 2014 17:51

      Tu sais bien que la vieille Anglaise, TA vieille Anglaise adore rigoler (et ce n’est pas près de changer!) Je n’arrive pas à parler de cette situation, mais le fait de l’avoir écrit, ici, m’a beaucoup soulagée. Merci beaucoup Manon, c’est chouette de vous avoir un peu avec moi! Bisous

  65. karenine permalink
    25 février 2014 12:23

    Ce que tu racontes m’a beaucoup touchée. peut-être parce que j’ai vu mes grands parents partirent ainsi. ET que j’ai longtemps cru que je n’étais pas la fille qu’il fallait pour mes parents. Merci. Et plein de courage pour toi.

    • 26 février 2014 17:56

      Oh ça me déchire un peu le coeur ce que tu dis :-( Pas facile de toujours se sentir à la hauteur/conforme à ce qu’on pense que les autres attendent de nous. Je sais ;-)

  66. sophies permalink
    25 février 2014 16:49

    Lectrice assidue mais habituellement silencieuse, je ne peux que répondre à cette mise à nu. Je t’envoie simplement tout mon soutien dans cette épreuve et je te sers fort dans mes bras. Je t’embrasse Sophie

  67. 25 février 2014 17:26

    Normalement tu me fais pleurer de rire, là tu m’as émue aux larmes. Difficile de partager quelque chose de si personnel et c’est tellement bien écrit, ça demandais sûrement beaucoup de courage et du courage il t’en faut. Alors un gros hug pour t’encourager un peu plus dans cette épreuve. Bises à ta belle personne

    • 26 février 2014 18:00

      Je n’ai jamais eu aussi peur d’appuyer sur le bouton "publier". Les heures qui ont suivi ont été très… intenses. Mais je suis finalement contente de l’avoir fait. Merci beaucoup pour ton soutien et à très vite j’espère!

  68. Macouba permalink
    25 février 2014 18:45

    J’ai été une maman malade et le plus dur a supporter était de constater la peine de mes proches. Nous réagissons toutes ainsi…..Tu vois ce qu’il te reste a faire. Profite! Profite! Profite!

    • 26 février 2014 18:02

      Message reçu 5 sur 5. Merci beaucoup Macouba de m’avoir fait part du ressenti que l’on peut avoir "de l’autre côté".

  69. lilu permalink
    25 février 2014 20:13

    Chez moi, c’est le crabe…Ma mère ne m’oublie pas mais je me suis souvent sentie mauvaise fille à ne pas savoir….
    Tu m’as émue et je partage ta peine.
    Qu’attendent nos mères de leurs enfants quand c’est à leur tour d’être consolées et soulagées face à la maladie?
    Enormes calins Alphie et plein de courage

    • 26 février 2014 18:05

      Oh :-( Je suis désolée pour ta mère. Je ne sais pas ce qu’elles attendent de nous… Sans doute que l’on ne les oublie pas, mais peut-être surtout que malgré tout, on soit heureux et qu’on réussisse notre vie. Enormes câlins à toi, Lilu!

  70. Adka permalink
    25 février 2014 20:42

    Oh Alphonse, quel billet empreint de douceur, tendresse et tristesse… ça ne te ressemble pas, mais je comprends… à force de donner un image de quelqu’un fort et rigolo, les gens finissent par croire que rien ne peut blesser… je suis un peu pareille et pourtant il y a une énorme fragilité derrière…
    Ne laisse pas ta vie et ton sourire prendre un goût amer que laisse la culpabilité… ta maman oublie peut-être qui tu es et ce qu’elle a fait hier mais elle ressent ta bienveillance et ton amour! Et puis, tu sais, je me dis, que parfois si la tête oublie qu’on vieilli ou qu’on peut faire moins de choses qu’hier n’est pas si mal que ça, car le cœur n’oublie pas l’essentiel. Courage

    • 26 février 2014 18:11

      Merci Adka! Je suis certaine qu’elle reste sensible à nos émotions, à ce que l’on dégage. C’est pourquoi je veille à ne lui transmettre que du positif. Par rapport à ce que tu dis de l’image que l’on donne… Ce n’est pas toujours facile dans la vie, alors imagine sur un blog ;-)

  71. Ôde permalink
    25 février 2014 20:58

    Sous-marin… Je sors de mon repaire… Comme l’ont dit certain(e)s, tu nous tires les larmes, qu’elles soient de rire ou de chagrin…
    Je suis très touchée par ce que tu as écrit ; je reconnais à travers tes mots les émotions de la famille, de l’entourage de mes patients… (Je suis orthophoniste et je m’occupe exclusivement des patients "seniors" à domicile : Alzheimer, Parkinson, SEP, SLA, AVC, etc…)
    La 1ère chose que je dis à l’entourage, c’est préservez-vous, il vous faut garder de la force pour accompagner votre conjoint, parent, ami… Il y a 2 formes d’égoïsmes à mon sens et celle que l’on ressent comme telle dans ce genre de situation est vitale et nécessaire pour les accompagnants, afin qu’ils continuent tout simplement à vivre (pour certains à survivre) ; il ne faut pas culpabiliser !!! Je pense très fort à toi et à ta douleur (mais aussi à celle de tes proches) et je comprends, mon père ayant fait 2 AVC dont l’un avec séquelles malheureusement… Courage et pensées vont vers toi et ta maman.

    • 26 février 2014 18:17

      Merci beaucoup beaucoup beaucoup Ôde! Avoir le point de vue de quelqu’un qui travaille avec des cas similaires, ça aide! Le fait de vivre loin, même si ce n’est pas toujours évident, finalement ça m’aide et me protège d’un quotidien lourd et parfois difficile à supporter (je pense à mon père). Courage à toi, pour ton père <3

  72. Caroline permalink
    25 février 2014 21:42

    Ca m émeut énormément…. Pour d autres raisons qui nous obligent à commencer à dire au revoir a quelqu un qu on aime et qu on ne veut pas voir partir… Mon coeur se dechire tous les jours un peu plus…
    Big bisous alphie

    • 26 février 2014 18:27

      Je suis désolée pour toi, Caroline. Quelles que soient les raisons qui te déchirent le coeur :-( Allez, je t’en envoie plein, des coeurs <3 <3 <3 (ils sont moches et certaines trouvent qu'ils ressemblent à des seins, mais je ne sais pas comment faire des vrais avec mon clavier.)

  73. Aurélie permalink
    25 février 2014 22:25

    Chère Alphie, moi aussi je te lis depuis bien longtemps. Tu m’as bien souvent fait rire, et aujourd’hui émue aux larmes. Une si belle déclaration ne peut pas émaner d’une mauvaise fille. Je t’envoie tout mon soutien et profite au maximum de ta maman. Je t’embrasse.

    • 26 février 2014 18:28

      Merci beaucoup Aurélie! Grâce à vous toutes je me sens beaucoup BEAUCOUP mieux!

  74. Justine permalink
    25 février 2014 22:55

    Tu réussi à faire passer des rires aux larmes en un clic Al, joli texte mais triste histoire. Merci de l’avoir partagé avec nous. Je t’envoie plein de bonnes énergies de Madrid. Tiens! :) A bientôt peut-être!

    • 26 février 2014 18:29

      Oh Madrid! J’adore cette ville! Merci Justine! C’est triste, oui, mais c’est la vie et heureusement, il y a plein plein de moment heureux!

  75. Camette permalink
    25 février 2014 22:56

    Je ne peux rien dire… Ton texte est magnifique et serre le cœur à la lecture. On a envie de te prendre dans nos bras. Ça ne changera rien mais ça fait du bien parfois…

    • 26 février 2014 18:30

      Bien sûr que ça fait du bien, et tu n’imagines pas à quel point! Merci Camette!

  76. Carole permalink
    25 février 2014 23:00

    Coucou Alphonse,
    je suis et adore ton blog depuis un bon moment maintenant même si je n’ai jamais commenté jusque la.
    Mais ton message m’a énormément touchée et j’y repense depuis samedi soir
    Avec ma maman toutes les années pour les anniversaires, noel etc c’est un véritable casse tête, parce qu’elle n’a jamais besoin de rien , il n’y a rien qu’elle rêverait d’avoir ou tout simplement qu’elle aurait envie d’avoir.
    A l’entendre elle n’a besoin de rien et tout lui ferait plaisir
    Bien sur elle est toujours très contente de ce qu’on lui offre, même si on lui offrait une chaussette je pense qu’elle trouverait une gentille chose a dire dessus…
    Une année a Noel, je me suis "fachée" avec elle pour qu’elle réfléchisse a quelque chose qui lui ferait VRAIMENT plaisir.
    Je lui ai dit qu’elle ça lui faisait plaisir de nous faire des cadeaux qui nous plaisent, et que nous c’était pareil, ça nous ferait plaisir de lui faire vraiment plaisir et qu’elle nous privait de ce plaisir la
    Je lui ai posé un "ultimatum" et lui ai laissé une semaine pour réfléchir
    Au bout d’une semaine, je l’ai rappelé et miracle elle avait trouvé!
    Elle voulait que ma soeur et moi nous gardions nos sous pour nous acheter qq chose pour nous plutot, parce que le seul cadeau qui lui ferait vraiment vraiment plaisir c’est de savoir que nous on a ce qu’on veut….
    Et j’ai compris dans quel paradoxe, en quelque sorte, nous étions enfermées….

    L’amour d’une maman ça ne se remplace pas
    Et je pense que le désir le plus cher de ta maman ce serait de pouvoir être la pour te préparer tes tartines et te faire des pommes râpées quand ça va pas
    Peu importe ce que tu as pu faire, pas faire, dire ou ne pas dire, que tu penses être une mauvaise fille (j’en doute..), une chose est sure, elle n’aurait certainement pas choisi une autre fille même si elle avait pu

    Je te fais des bisous virtuels Alphonse-que-j’adore-lire !!

    • 26 février 2014 18:36

      Carole, je te remercie pour ce magnifique commentaire. L’histoire de Noël, ta mère, les cadeaux… On dirait un joli conte de fée. En fait, je suis très émue par tout ce que tu dis. Voilà. <3

  77. Victoire permalink
    26 février 2014 01:32

    Chère Alphonse,

    Je ne suis pas forte pour trouver les mots qu’il faut mais je connais ça et je t’envoie tout mon soutien. J’adore venir lire ton blog et une fois de plus je ne suis pas déçue. Merci de partager aussi les moments plus difficiles qui malheureusement n’arrivent pas qu’aux autres…. Courage Alphonse 💛

    • 26 février 2014 18:39

      Oh tu sais, il m’est arrivé de lire des histoires sur des blogs, d’avoir envie de laisser un petit mot, mais de ne pas savoir quoi dire. Alors je te comprends! Merci à toi, Victoire! Et si tu connais aussi ça, alors tu as aussi tout mon soutien.

  78. Amidala permalink
    26 février 2014 09:54

    Oké j’ai lu! Et voilà j’ai copié ça pour toi

    Une maman sait toujours. Pas besoin de mots, pas besoin de preuves, tout est au plus profond de vous. Tu es une part d’elle, elle est une part de toi pour toujours et à jamais, peut importe son état…Si tu n’es pas à ses côtés physiquement à chaque seconde, la connexion est permanente et éternelle.

    C’est Valou que je ne connais pas et qui t’a écrit ce joli mot! C’est Ça être une maman. Elle a fait son histoire, tu es son "Il était une fois…" Tes frères sont ses "il était une fois"
    Les souvenirs se transmettent, l’âme est éternelle, le corps n’est que de passage!

    Tiens lui la main quand tu peux et chuchote lui merci de t’avoir offert tous ces beaux souvenirs .

    Bisous

    • 26 février 2014 18:42

      Une pluie de coeurs sur toi. Mais comment vous faites pour écrire des choses si jolies? Evidemment que j’ai la gorge nouée en te lisant! Mais quel bonheur en même temps! Merci <3

  79. léontine permalink
    26 février 2014 15:27

    Vous m’avez émue aux larmes. Je n’avais pas imaginé qu’un tel chagrin se cachait derrière votre beau visage et votre humour. Maintenant, je pense que votre humour est peut-être véritablement salvateur.
    Je me méfie des personnes qui ne doutent jamais d’elles-mêmes. Ce sont parfois nos doutes et nos failles qui font de nous de meilleures personnes encore. Je suis sûre que vous êtes aussi belle à l’intérieur qu’à l’extérieur.
    Prenez la main de votre maman, n’ayez pas peur des gestes simples, ce sont ceux qui réconfortent.
    Et merci de nous avoir fait assez confiance pour nous confier votre peine. J’en suis très honorée.

    • 26 février 2014 18:48

      J’ai la chance de savoir rire de tout (ou presque) et c’est vrai que ça aide (toujours, quelle que soit la situation). Je vais essayer de ne plus avoir peur, vous avez tellement raison! Merci à vous d’être là, de vous être manifestée!

  80. HeLN permalink
    26 février 2014 16:36

    Chère Alphonse,
    Comme beaucoup d’autres lectrices, ce billet m’a retournée, émue, touchée, presque poignardée à la fin. Jamais je n’aurais imaginé ce que tu vivais avec ta maman, derrière ton blog plein de finesse et de drôlerie. Tu es indéniablement une belle personne, et ta maman le sait. Je dis souvent à mes filles que quoiqu’il arrive, elles seront toujours dans mon cœur, et je suis sûre que ta maman le ressent, encore. Je te souhaite plein de courage, mais n’oublie pas de te protéger et de vivre TA vie. Pour l’avoir vécu dans le passé, je sais qu’en tant que proches de personnes malades, on a parfois du mal à vivre ; et pourtant, quoi de plus beau en soutien ou mémoire de ceux qui ne sont plus?
    Toute mon affection t’entoure.

    • 26 février 2014 18:56

      Ben disons que, jusqu’à présent, j’ai tout fait pour le cacher. A part quelques allusions que j’étais sans doute la seule à comprendre :-) Depuis quelques jours, je m’imprègne de tout ce que vous me dites (et je suis certaine que ça peut aider d’autres personnes, aussi). Merci pour tes mots doux et rassurants!

  81. Brune permalink
    27 février 2014 16:27

    Oh je suis tellement désolée pour ta maman, je n’ai jamais été confrontée à cette maladie, on fait plutôt dans le cancer chez nous comme beaucoup, mais ce doit être vraiment compliqué. Sois forte, et non tu n’es pas une mauvaise fille, tu fais juste de ton mieux.

  82. Laurence permalink
    27 février 2014 18:00

    J’ai un peu attendu avant de rédiger mon com´ … Pour te dire mon soutien face à l’inéluctable et qui ne dépend plus de rien ni personne … Pour dire aussi le long travail de deuil pour ce que ma mère ne sera pas ou plus pour moi… 10 ans de cachetons pr dormir et d’antidépresseurs avec des jours avec des jours sans , la mémoire qui flanche les humeurs qu’on devine dès le premier "allo" ou on se dit qu’on va devoir écourter pour stopper les jérémiades paranoïaques et les visites qu’on espacent tant c’est toxique … Ouep un vrai deuil depuis 10 ans et un père qui supporte mais qui est complice voire dysfonctionnant à son tour et la culpabilité de se dire " pourvu qu’elle parte avant lui" tellement on imagine même pas autrement vu comment ça se dégrade … Ouf ça y est moi aussi j’ai lâché le morceau … Des biz biz copine Alphonse

  83. Julia permalink
    27 février 2014 18:01

    Oh, Alphonse…
    Toi qui as plutôt pour habitude de nous faire rire, ça change du tout au tout mais qu’est-ce que c’est émouvant. Ta plume est si jolie.
    Je suis parfaitement navrée pour ce qui arrive à ta maman. Mon grand-père a lui aussi subi cette maladie et je me souviens de certaines visites qu’on lui rendait, ma maman (sa fille donc) et moi. Je me souviens que lorsqu’on entrait dans la pièce, ma maman disait "Bonjour Papa, c’est Véronique, ta fille". Et ça…
    Alors je comprends ta souffrance, ce "deuil anticipé" comme l’a dit l’une d’entre nous plus haut…
    Et même si l’on ne se connaît pas en vrai, eh bien je me permets de t’envoyer plein d’amour et de réconfort car vraiment, you deserve it <3

  84. cess permalink
    27 février 2014 19:28

    <3

  85. mmarie permalink
    2 mars 2014 03:35

    Chère Alphonse,
    Il y a une semaine j’ai lu tes mots si pleins de douleur et de douceur et de doute. J’ai pleuré et n’en ai pas trouvé, moi, pour te dire à quel point ton histoire me touche. Le lien d’une mère à sa fille, d’une fille à sa mère, quels que soient les modes de communication entre elles, sont d’une puissance qui va, j’en suis sûre, bien au-delà de la raison ou de la conscience. Un parent fait ce qu’il peut, de son mieux, dans son rôle de parent. Un enfant aussi. Et tous les deux le savent. Je n’ai plus de maman mais j’ai une fille, une formidable petite personne parfois épouvantablement horripilante, et que j’aime plus que tout et à jamais. Ce lien-là, j’en suis persuadée, rien ne l’éteint ni ne l’efface.
    Bon, tout ça me bouleverse assez, je suis confuse.
    Je pense à toi, à ce que tu traverses – avec tant d’élégance et d’humour. S’il te plaît, Alphonse, ne doute pas d’être une belle personne. Et une fille ‘suffisamment bonne’, pour paraphraser Winnicott. Et penserai à toi de plus près dès lundi, pour quelques jours londoniens :^) Je t’embrasse.

  86. Chris permalink
    3 mars 2014 11:49

    Chère Alphonse,

    Lectrice de l’ombre, je me décide à commenter pour te dire toute l’émotion ressentie à la lecture de ton billet. Ma grand-mère maternelle a été touchée par cette maladie, la dernière fois que je l’ai vue elle m’a dit "bonjour madame" et m’a tenu la main très très fort tout l’après-midi, comme si elle avait besoin de ce contact physique pour se sentir parmi nous. Je me suis dit qu’elle savait au fond d’elle le lien de famille qui nous unissait.
    Ma plus grande peur est que maman en souffre à son tour (et elle le redoute aussi d’ailleurs).

    Plein de pensées pour toi.

  87. 4 mars 2014 13:35

    D’abord, merci d’avoir écrit ce billet. Vous avez bien fait de ne pas hésiter trop longtemps. Votre billet est à votre image, d’une belle humanité. La maladie d’une maman, et ce qu’elle annonce de terrible est l’une des épreuves les plus douloureuses d’une vie, me semble t-il. Pour cela je vous souhaite tout le courage et les ressources pour venir à bout de cette souffrance. Je vous souhaite aussi et surtout de retrouver cette sensation unique de vous réveiller un matin en ressentant que la vie est véritablement merveilleuse, même sans "elle", même avec cette absence chevillée au corps.
    Votre maman a réussi sa vie. Elle vous a et c’est là que se trouve l’un des trésors les plus précieux de sa vie. C’est aussi votre trésor… et rien ne pourra vous enlever cela. Ni la maladie. Ni même la mort.
    Toutes mes pensées vont vers vous et votre maman.

  88. 4 mars 2014 18:43

    Chères Brune, Laurence, Julia, Cess, mmarie, Chris, Virginie : merci pour vos mots qui me touchent et bien plus encore. J’ai passé le week-end aux côtés de ma mère, et pensé à toutes les jolies choses que j’ai pu lire par ici. Vous m’avez accompagnée, d’une certaine manière, et ça m’a sacrément aidée. Plus sereine, j’ai pu profiter de ces moments et me rendre compte de leur beauté. Et c’est en grande partie grâce à votre magnifique soutien.
    Je vous embrasse <3
    (Laurence : je suis vraiment désolée de ce qui t'arrive. Si tu sens de la toxicité, il faut t'en protéger. Vraiment. J'imagine combien ta situation doit être douloureuse, mais j'espère que le fait d'avoir "lâché le morceau" te soulage au moins un peu.)

  89. Salmiochee permalink
    6 mars 2014 11:16

    Bonjour Alphonse,

    C’est avec une très grande émotion que je lis ton billet. Je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à ma grand-mère que nous avons vu évoluer progressivement dans cette maladie. Au départ, nous avons pensé à des étourderies de sa part "Oh là là, mais Mamie, mais tu perds la boule ou quoi? ". Puis, peu à peu, ça devenait de plus de plus flagrant, jusqu’au jour où elle n’a plus pu reconnaître aucun de nous. Ca a évidemment été très dur pour ses enfants, et pour nous tous, mais ça ne l’a pas empêché de vivre comme ceci une dizaine d’année. Notre soulagement a été de nous dire qu’elle ne souffrait pas, et nous avons continué de profiter de sa présence et de tous les beaux moments avec elle.

    Je pense bien fort à toi, profite bien de tous les moments passés avec ta maman, et qui font tant de bien :)

    Baisers

  90. Londoncam permalink
    6 mars 2014 11:21

    Pfffiou, lire ton texte m’a remuée, touchée, émue… J’ai une mère qui est présente, accompagnante, et qui transmet beaucoup (histoires, souvenirs, expériences). Je ne peux qu’imaginer ce que c’est que d’avoir une maman qui vous aime mais n’arrive pas à se souvenir. De façon très maladroite je t’envoie beaucoup de soutien, merci d’avoir partagé ça ici.

  91. 6 mars 2014 21:38

    hey mais…. je ne lis pas assez souvent ton blog, je t’aurais câliné toute la soirée hier malgré ton truc contagieux… bises…

  92. pastom permalink
    10 mars 2014 14:35

    Tu as beaucoup de courage de nous l’écrire c’est vrai qu’à chaque lecture de ton blog tu me fais rire mais pas aujourd’hui… aujourd’hui tu es très émouvante…une maman c’est une des choses les plus précieuses de notre vie c’est un très bel hommage que tu lui fais…courage à toi mais je suis sûre que tu n’en manques pas…bises…

  93. Pôlette permalink
    13 mars 2014 13:00

    Je suis très touchée et je ne peux imaginer la souffrance ressentie. L’impuissance et le sentiment d’injustice de nous enlever les personnes qu’on aime, au sens propre comme au figuré. Je ne sais que écrire sinon que courage, à toi et ta famille.

  94. 1 avril 2014 08:39

    Bonjour Alphonse,
    Ah….que de jolis commentaires en réponse à ton billet si touchant… Tu n’as jamais pensé à écrire un livre? Tu es douée
    La vie est une drôle de chose… On ne sait pas d’où on vient ni où on va, seuls les sentiments comptent…
    Chaque jour est une épreuve ( le plus souvent positive j’entends ;-) ) et il faut s’extasier.
    Prendre ce qu’il faut et donner aussi
    Tu as l’air si fragile mais en même temps assez forte pour ne pas basculer…
    C’est ça le juste équilibre;
    Un peu comme moi !

    Ma mamie disait: "une maman on en a qu’une, il faut en prendre soin". On fait ce qu’on peut mais le principal étant de faire de son mieux… La mienne n’est plus là et c’est parfois si dur de ne pas culpabiliser
    Mais la vie continue, quand je vois mes filles je me dit qu’il ne faut pas, que sur le moment j’ai fais ce qu’il fallait…

    Il ne faut pas passer sa vie à tourner en rond… Il faut avancer, le sourire aux lèvres et la joie dans le cœur.

    Des baisers

    Mathilde*

  95. 4 mai 2014 10:22

    dimanche, 11h16… je lis ton beau texte et je pleure, je pleure et j’ai très envie de rentrer chez moi et lui dire à quel point je l’aime, de lui toucher le nez pour qu’elle me fasse rire avec son tic qu’elle n’a pas oublié, qu’elle n’a pas perdu ( quand on lui touche le nez, elle le remue comme une petite souris !).

    Merci pour tous tes post Alphonse !! ca fait un bien fou, et on n’oublie plus d’etre heureux !

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